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Sur le plan politique, l’Algérie a adopté un régime républicain depuis l’avènement de son indépendance en 1962. La constitution actuelle confère au chef de l’État un rôle central dans la gestion des affaires du pays. C’est ainsi qu’en vertu de ces articles, le président de la République est le chef de l’exécutif, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense. Le chef de l’État détient également le pouvoir de nommer son premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier. L’élection du président de la République se fait au suffrage universel direct, tous les cinq ans.
Par ailleurs, le pouvoir législatif est de type bicaméral. La répartition des différents élus dans les deux chambres du Parlement révèle la composition suivante :
L’Algérie est divisée sur le plan administratif en 48 wilayas. La wilaya constitue une circonscription administrative, sorte de préfecture, dotée d’une assemblée élue, l’APW (« Assemblée populaire de wilaya ») et est placée sous l’autorité d’un wali (préfet) nommé par le président de la République. Elles sont divisées en daïras, lesquelles sont divisées à leur tour, en communes (1541). Chaque commune possède sa propre instance délibérante, l’APC (« Assemblée populaire communale »), qui élit elle-même son président, faisant office de maire. Chaque wilaya et daïra porte le nom de son chef-lieu et a un budget indépendant récolté au niveau local. Le dernier découpage administratif algérien date de 1985.
Taux de croissance (2007) : 6,5 %
Inflation (2007) : 3,5 %
Taux de chômage 2007 : 15,3 %
PIB par habitant (2007) : 8 500 $
En 1954, l’Algérie compte huit millions d’autochtones et un million de « Français d’Algérie ». À partir de 1954, le combat armé pour l’indépendance de l’Algérie se traduit par des exactions répétées contre les populations civiles d’origine musulmane et européenne. Il s’ensuit une guérilla, des maquis et des affrontements avec l’armée française. Le Front de libération nationale (FLN) organise son combat et réussit, en 1958, à introduire pour la première fois dans l’agenda des Nations unies la question algérienne, ce qui représenta un franc succès pour la diplomatie algérienne. Ce conflit fut inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui se déroula après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’Algérie appartenait officiellement au territoire français, avec un million de citoyens (dit les Pieds-Noirs), et de huit millions de citoyens du Deuxième Collège (dit les musulmans), cela avant l’arrivée du général de Gaulle. Ce dernier négociera directement avec les chefs du FLN dans les Accords d’Évian et le général de Gaulle organisera le référendum pour l’indépendance de l’Algérie. Cette fois-ci, les Algériens voteront massivement pour l’indépendance de l’Algérie.
Le bilan de la guerre d’Algérie fait état de 25 000 tués chez les soldats français et 2 000 morts de la légion étrangère, un millier de disparus et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 450 000 Algériens sont morts durant le conflit, mais c’est sans compter les 8 000 villages incendiés, un million d’hectares de forêts incendiées avec le napalm, 2,1 millions de musulmans déplacés dans des camps de regroupement et les dizaines de milliers de harkis massacrés, au lendemain de la proclamation de l’indépendance.
L’Indépendance est proclamée le 5 juillet 1962.
Cette indépendance a été acquise politiquement à la faveur du référendum d’autodétermination prévu par les accords d’Évian et par le biais duquel les Algériens se prononcèrent massivement pour l’indépendance du pays.
En 1963, Ahmed Ben Bella dirige le pays. Il est renversé par un putsch militaire en 1965. Lors de sa présidence, il choisit le système du parti unique et lance la nationalisation.
À la suite du coup d’État, Houari Boumedienne règne jusqu’à sa mort, en 1978. Il continue la nationalisation et démarre les trois révolutions: industrielle, agraire et culturelle. Une charte et une constitution sont adoptées.
Chadli Bendjedid prend la tête de l’État algérien en 1979. Il fait sortir tous les prisonniers politiques. Le secteur économique devient libéral. La politique de l’arabisation continue. Il ouvre les portes au dialogue avec les autres chefs d’États du Maghreb et le président français.
Après plusieurs années de gestion autocratique des affaires de l’État, l’Algérie se lance, à partir de l’année 1988, dans une expérience inédite de démocratisation, notamment à la suite des événements du 5 octobre 1988 en Algérie. Cette ouverture s’accompagne en juin 1990 de l’entrée du Front islamique du Salut (FIS) dans le champ politique, qui remporte des élections locales. Le FIS arrive également en tête du premier tour des élections en 1991 avec 47 % des voix exprimées, ce qui provoque l’intervention de l’armée, qui interrompt le processus électoral au début de l’année 1992. Le président Chadli Bendjedid annonce sa démission le 11 janvier. Cette évolution entraîne l’Algérie dans une vague de violence et de terrorisme qui donnera une décennie de guerre civile.
À la suite de la démission du président Bendjedid, Mohamed Boudiaf prend la tête du Haut comité d’État. Il sera assassiné après six mois à Annaba, en plein discours, le 29 juin 1992. Ali Kafi est alors désigné à la présidence de l’État.
En 1994, Liamine Zeroual remplace Ali Kafi. Le 15 janvier 1995, il doit faire face à des nouvelles pressions diplomatiques internationales engendrées notamment par le contrat de Rome, dit de San Egidio, signé par les leaders politiques de l’opposition dénonçant la mainmise militaire de l’État. Ainsi, dans le but de restaurer la légitimité perdue des institutions de l’État, il organise une élection présidentielle en 1995, la première à scrutin pluraliste en Algérie. Liamine Zeroual remporte l’élection, il est élu président de la République le 16 novembre 1995.
En 1999, Liamine Zeroual décide de mettre fin à son mandat présidentiel qui devait s’achever en 2000. Des élections présidentielles anticipées sont alors organisées au mois d’avril 1999. Abdelaziz Bouteflika remporte, à l’issue du scrutin, les élections présidentielles avec un taux de 74 %. Il s’engage dès lors à appliquer son programme, qui s’articule autour de trois axes principaux : le retour de la paix à travers l’application de la concorde nationale, la réactivation de l’économie et le retour de l’Algérie sur la scène internationale. Son premier mandat s’achève en 2004. De nouvelles élections sont organisées au mois d’avril, Abdelaziz Bouteflika est finalement réélu avec un taux de 85 %. Son programme pour le deuxième mandat prévoit un plan quinquennal pour la relance de l’économie. Parmi les chantiers ouverts à la faveur de ce plan, il y a l’engagement de construire un million de logements avant la fin du mandat en cours ainsi que l’effacement de la dette extérieure, qui constitue un réel fardeau pour l’économie algérienne, et enfin la réduction du taux de chômage.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Algerie#Politique
Dans les pays musulmans, il est très important de se conformer aux usages, règles et coutumes du pays. Il est nécessaire, par exemple, d’adopter une attitude non provocante ainsi que de respecter les lieux publics et de cultes. À ce sujet, évitez toute considération religieuse dans vos discussions. Enfin, il est préférable de tenir des propos neutres avec les femmes.
Il est d’usage fréquent de vous offrir un verre de thé à la menthe; si l’on vous en propose un second, voire un troisième, ne le refusez pas, cela serait incorrect.
En Algérie, lors d’une première rencontre ou devant une simple connaissance, l’usage est de serrer la main de la personne. Qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme, il est important de conserver une certaine distance (minimum d’environ 80 cm) par rapport à son interlocuteur pendant une discussion. Évitez tout contact physique (tape sur l’épaule, le bras, etc.). Ceci n’est accepté que dans une relation amicale très proche.
En Algérie, la distance entre individus (la zone ou la sphère de l’espace personnel) est beaucoup plus réduite qu’au Canada. Cette distance tend à s’agrandir un peu lorsqu’on a affaire à une personne de l’extérieur. Mais dès que la confiance s’installe et que la relation devient plus proche, la distance se rétrécit.
Le contact visuel est également important lorsque l’on parle avec quelqu’un. Il est impoli de ne pas maintenir un contact visuel avec la personne avec qui l’on converse, sinon elle risque de ressentir un manque de considération à son égard.
L’Algérien utilise beaucoup ses mains lorsqu’il parle. La gestuelle est un mode de communication commun. Cependant, l’usage de certains gestes est à éviter, comme pointer l’index vers une personne (correspond à donner des ordres) et mettre le point de la main gauche dans la main droite ouverte (signifie un geste qui fait allusion à un acte sexuel).
Il faut faire preuve de finesse lors d’une divergence d’opinion sur un sujet. Évitez de contredire l’interlocuteur en public. Ne pas élever la voix ni être trop franc et trop direct, car cela peut heurter la susceptibilité des interlocuteurs. Il vaut mieux essayer de dissimuler sa colère ou son désappointement. Les gens aiment avoir affaire à une personne patiente et calme.
L’Algérien s’habille en général à l’européenne. Pour le travail, la tenue vestimentaire recommandée est la tenue de ville. Les femmes devraient éviter les tenues trop courtes et les décolletés.
Dans les relations de travail, on s’adresse différemment à un collègue qu’à un supérieur hiérarchique. On peut appeler un collègue par son prénom. On peut également faire de l’humour. On s’adresse à un supérieur hiérarchique par Monsieur ou Madame suivi de son nom de famille. Le langage est formel, courtois et neutre. On évite les familiarités.
On n’accorde pas une grande importance à la ponctualité dans l’environnement professionnel, surtout dans le secteur public. Cependant, c’est une qualité encouragée et bien vue.
L’absentéisme (sans motif valable) confère une image négative et il est mal perçu dans le milieu de travail.
Les qualités les plus recherchées chez un supérieur sont : la compétence, les études, la culture générale, l’expérience, l’assiduité, la belle prestance, la rigueur. Ces qualités s’appliquent aussi à la personne de l’extérieur.
Cependant, le fait d’être de l’extérieur pourrait être un avantage. Les Algériens ont en général tendance à valoriser davantage les compétences étrangères. La perception qu’a le personnel peut se voir par la façon d’accueillir (un salut franc et sincère ou furtif) ainsi qu’à la façon dont la tâche est exécutée (délais, marques d’intérêt ou négligence, etc.).
Les décisions sont prises selon leur importance et leur nature. La prise de décision est descendante (du haut vers le bas). Chaque employé peut communiquer ses idées. Toutefois, celles-ci doivent transiter par le supérieur immédiat qui l’acheminera à la direction.
Source : www.intercultures.ca/cil-cai
Le week-end algérien correspond au jeudi et au vendredi. Les bureaux sont ouverts de 8 h à 16 h 30. Les banques ouvrent à 8 h 30 et, comme les commerces, on y travaille en général le jeudi jusqu’en milieu d’après-midi.
Il existe deux types de contrats de travail :
Les dates des fêtes religieuses chômées varient en fonction du calendrier lunaire.