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Langue officielle : l’arabe Pays limitrophes : |
Domaine Internet : .ma Fête nationale : 30 juillet (fête du Trône) |
Le Maroc est une monarchie constitutionnelle dont la constitution a été proclamée en 1962 par le roi Hassan II. Le pouvoir est concentré entre les mains du souverain actuel, Mohammed VI, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement.
Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Quant au pouvoir législatif, il est exercé par la Chambre des représentants, composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, ainsi que la Chambre des conseillers, qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans.
La justice représente le troisième pouvoir. Elle est en forte mutation depuis quelques années grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées (tribunaux administratifs, tribunaux de commerce).
Taux de croissance (2008) : 6,1 %
Inflation (2008) : 2,1 %
Taux de chômage 2008 : 9,8 %
PIB par habitant (2007) : 3 800 $
Taxes sur la valeur ajoutée :
Le roi Hassan II soutint la cause arabe en 1967 lors de la guerre contre Israël et s’employa à consolider l’unité arabe en fondant le comité Al-Quds (nom arabe de « Jérusalem ») en faveur du retour de la Ville Sainte à l’islam, tout en nouant des relations discrètes avec les Israéliens. En 1970, un nouveau référendum constitutionnel renforça les pouvoirs de l’exécutif. Face au malaise social et aux critiques nationales et internationales concernant les violations des droits de l’Homme, Hassan II multiplia les offres d’ouverture vers l’opposition. Durant la plus grande partie de son règne, Hassan II ignora la question berbère (amazighe) et réprima sévèrement les militants pro-berbères.
Aux contestations républicaines s’ajouta, au cours de la même période, l’essor d’un mouvement islamiste. Hassan II s’employa à neutraliser les islamistes sur leur terrain en lançant la construction d’une immense mosquée à Casablanca, le « Phare de l’islam », inaugurée en 1988. Après de nouvelles émeutes populaires à Fès, en 1990, Hassan II gracia, en 1991, quelque 2 000 détenus. La même année, la Charte d’Agadir fut élaborée, ce qui correspondait au premier document officiel présentant les revendications culturelles et linguistiques des Berbères du Maroc. La Charte propose une modification constitutionnelle laissant la place à la langue amazighe à côté de la langue arabe.
La libéralisation du régime de Hassan II s’est accompagnée de négociations avec l’Union européenne (UE). Rejetant le raidissement dictatorial qui marqua l’Algérie et l’immobilisme politique de la Tunisie et de la Libye, le royaume chérifien a signé, en novembre 1995, avec l’Union européenne un important accord de libre-échange qui concrétisait le souhait du Maroc de jouer le rôle d’un pont entre l’Europe et l’Afrique.
En 1996, le roi désigna son fils aîné, le prince héritier Sidi Mohammed, comme son successeur au trône. Au décès d’Hassan II, qui survint le 23 juillet 1999, Sidi Mohammed, âgé de 36 ans, monta sur le trône sous le nom de Mohammed VI. Peu de temps après son intronisation, le nouveau roi s’adressa à son pays par la télévision et promit de s’occuper de la pauvreté, de la corruption, de créer plus d’emplois et d’améliorer les droits de l’homme. Mohammed VI est généralement opposé aux conservateurs islamistes et son soutien au pluralisme politique lui a mis à dos les fondamentalistes.
Source : http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/maroc.htm
La distance à respecter quand on parle à quelqu’un est d’environ une longueur de bras. Cette distance peut être plus réduite quand on s’entretient avec des amis. La poignée de main est de mise entre hommes et entre hommes et femmes, sauf lorsque la femme porte le voile : on inclinera simplement la tête pour la saluer.
Le vouvoiement est la norme générale et un signe de professionnalisme et de respect. On s’adresse aux gens en les appelant Monsieur ou Madame, suivi du nom de famille. Entre amis, on utilise le prénom.
Le contact visuel est important, car si votre interlocuteur détourne le regard, c’est probablement qu’il n’est pas d’accord avec vous. Si vous parlez à une femme qui porte le voile, il faut rester discret et ne pas la dévisager.
Les Marocains sont très expressifs et utilisent la gestuelle et les expressions du visage pour communiquer au-delà des mots.
Les gens d’affaires ont toujours une tenue soignée, élégante et souvent à la mode et font très attention aux marques qu’ils portent. Les femmes se maquillent beaucoup.
Les Marocains ne sont pas très ponctuels et peuvent être très en retard à un rendez-vous. Pour une rencontre fixée entre 14 h et 14 h 30, la personne pourrait se présenter vers les 15 h. N’hésitez donc pas à fixer le rendez-vous 30 minutes plus tôt. En général, les Marocains respectent beaucoup les étrangers et sont très impressionnés par ceux qui ont des diplômes. Les Marocains aiment prendre leur temps. Un dossier demandant trois heures de travail pourrait facilement prendre la journée. Alors si vous êtes un gestionnaire, n’hésitez pas à établir des délais et à faire un suivi aussi souvent que possible auprès des personnes concernées.
Les Marocains accordent beaucoup d’importance aux études et au statut de la personne dans la société et dans une entreprise (vice-président, fils du directeur d’une banque ou femme du président d’une firme). Ce genre de statut inspire le respect. Vient par la suite le leadership. Il faut bien analyser les excuses de vos employés ou collègues de travail si un travail est en retard ou avant d’accorder un congé de maladie ou une avance salariale, car il se pourrait qu’ils ne vous disent pas nécessairement la vérité.
Normalement, le responsable prend les décisions et dicte les directives. Il est possible de donner son avis et ceci pourrait même être bien perçu de la part de vos collègues de travail. Toutefois, il n’est pas conseillé de dire à son supérieur qu’il n’a pas raison ou que sa décision n’est pas la bonne. Donnez plutôt des arguments et justifiez votre opinion.
Il n’y a aucun problème à consulter votre superviseur immédiat pour une réponse, mais commencez d’abord par demander à vos collègues.
Source : www.intercultures.ca/cil-cai
Il existe plusieurs types de contrats de travail :
La durée légale hebdomadaire est de 44 heures.
Salaire minimum
Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) : 0,88 €/heure (environ 1,44 $ CA/heure)
Tous les travailleurs doivent percevoir, en sus de leur salaire, une prime d’ancienneté de 5 % du salaire après deux ans de service continu; 10 % après cinq ans de service; 15 % après douze ans de service; 20 % après vingt ans de service.
Salaire moyen
Il est débattu librement entre employeurs et employés. Ci-après, des exemples de 2004.
À ces coûts de salaires, variables selon les branches d’industrie, s’ajoutent les charges sociales. Ces dernières sont de l’ordre de 20 % de la rémunération brute mensuelle.
| Bénéficiaires | Conditions | Durée du congé |
| Salariés âgés de moins de 18 ans |
Travail dans la même entreprise ou chez le même employeur, pendant six mois de service continu. | Deux jours par mois de travail effectif |
| Salariés âgés de plus de 18 ans |
Un jour et demi par mois de travail effectif |
La durée du congé annuel est augmentée à raison d’un jour et demi à la suite de cinq années de services, et ce, pour un maximum de 30 jours de congé annuel.
Le Maroc est doté d’un système de sécurité sociale obligatoire, comme il est signataire de plusieurs conventions dans ce sens.
Tout employeur est tenu de procéder à son affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et d’y immatriculer ses salariés et apprentis.
Le taux de cotisation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale sont les suivants :
Le salaire soumis à cotisation est plafonné à 6 000 dirhams. Pour les prestations familiales, le taux de cotisation est de 7,5 % à la charge de l’employeur, calculé sur le salaire brut mensuel du salarié.
La législation marocaine reconnait aux travailleurs le droit de se grouper en syndicat pour la défense de leurs intérêts professionnels. Les rapports employeurs-salariés peuvent être définis par des conventions collectives. L’élection des délégués du personnel dans les établissements industriels ou commerciaux employant plus de 10 salariés est également prévue par la législation.
Source : www.cgmb-maroc.com