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Pouvoir législatif constitué d’un parlement bicaméral : Chambre des députés (les députés sont élus au suffrage universel pour cinq ans) et Chambre des conseillers (depuis 2005).
La République tunisienne comprend :
24 gouvernorats (gouverneurs nommés par le chef de l’État) – 262 municipalités
Taux de croissance (2008) : 6,2 %
Inflation : 3 %
Taux de chômage (2007) : 14,2 %
PIB par habitant (2006) : 3 032 $
Taxes sur la valeur ajoutée : 18 % (taux normal), taux réduit (10 %) ou taux minoré (6 %).
Au 19e siècle, la Tunisie est le premier pays arabe à se doter d’une constitution et à abolir l’esclavage. Mais, les difficultés économiques, la politique ruineuse des Beys et les interférences étrangères provoquent une grave crise financière et politique. En 1881, la France envahit la Tunisie et impose son protectorat au Bey, provoquant ainsi une réaction anticoloniale très forte dans le pays.
En 1920, le Parti libéral constitutionnel (le Destour) est fondé par les nationalistes tunisiens. Le Néo-Destour, créé en 1934, devient rapidement la principale force œuvrant pour l’indépendance de la Tunisie. Après plusieurs années de lutte marquées notamment par la résistance armée, l’indépendance est proclamée le 20 mars 1956.
Le 25 juillet 1957 : la République est proclamée et le 1er juin 1959, la première constitution de la République tunisienne est adoptée.
Le 7 novembre 1987 : le premier ministre Zine El Abidine Ben Ali accède, conformément à la constitution, à la magistrature suprême et devient président de la République tunisienne. La succession au pouvoir s’est opérée dans le cadre de la légalité constitutionnelle, et ce, de façon pacifique.
Le nouveau régime s’est employé, depuis 1987, à consolider le processus démocratique et à réaliser, par une action multidimensionnelle et concertée, le développement et la dynamisation de la vie économique, sociale et culturelle. Ces réussites dans les divers domaines ont été saluées par les plus hautes instances internationales.
La Tunisie est un pays ouvert et hospitalier. Sa terre est un véritable creuset où des populations et des civilisations de la Méditerranée, d’Afrique et d’Europe se sont rencontrées et se sont confondues. Ces brassages féconds ont modelé l’identité culturelle du pays et lui ont donné son cachet unique. La grande majorité de la population est musulmane et la religion officielle du pays est l’islam. Les communautés juive et chrétienne pratiquent leur religion librement et contribuent à enrichir la diversité culturelle de la Tunisie.
Il existe quelques règles de savoir-vivre très faciles à respecter. Le port de vêtements trop légers tels que le short pour les hommes et la mini robe pour les femmes est déconseillé dans les lieux publics et lors des escapades en lieux saints. Lorsque vous désirez photographier des gens, demandez la permission avant de vous exécuter.
Les Tunisiens sont très chaleureux, émotifs et expressifs. Le contact physique et les gestes sont couramment utilisés pour exprimer un sentiment ou pour communiquer. Cependant, lorsqu’ils sont en présence d’un inconnu, ils se placent à un mètre de distance de leur interlocuteur et lui adressent la parole avec politesse.
Le contact visuel diffère largement d’une situation à l’autre. En général, les Tunisiens évitent d’établir un contact visuel lorsqu’ils sont en présence de personnes âgées ou en réunion avec leurs patrons. Ceci est interprété comme un signe de respect. Ce genre de comportement permet d’éviter le risque de se faire juger comme une personne défiant l’ordre ou l’autorité.
Dans la plupart des situations, on sert la main des hommes et des femmes lors d’une première rencontre. Une particularité est que, parfois, les hommes (les femmes aussi) se saluent en s’embrassant sur les deux joues, surtout s’ils se connaissent depuis quelque temps. Cette règle générale s’applique aussi dans le milieu professionnel. Il faut garder une certaine distance lors des premiers contacts et éviter de toucher l’autre personne. Certains gestes sont généralement considérés impolis en Tunisie, notamment de dresser le majeur et de pointer un objet du pied.
Il vaut mieux se comporter naturellement et montrer du respect pour les gens et les coutumes.
Les qualités les plus recherchées chez un supérieur tunisien touchent plusieurs aspects allant de l’expertise et de la compétence dans le domaine d’activité en question à un bon réseau de contacts dans le milieu économique et politique. Les compétences académiques sont souvent plus appréciées que les années d’expérience. Le pouvoir de décision au sein de la plupart des entreprises tunisiennes est centralisé, donc la majorité des idées ou des recommandations tardent à être approuvées ou appliquées.
Au travail, les décisions qui concernent le fonctionnement quotidien de l’entreprise sont prises par les directeurs ou les chefs de service. Quant aux décisions d’ordre stratégique, c’est le conseil d’administration qui les approuve. Notons qu’il y a une certaine bureaucratie dans le processus décisionnel. Les idées qui émanent du personnel ont plus de chance de se concrétiser si elles reçoivent l’aval du directeur. Souvent, la concrétisation de ces idées prend beaucoup de temps.
Il convient de s’habiller et de se comporter correctement au travail. Cela veut dire se présenter bien vêtu, à l’heure et utiliser un langage adéquat. Chaque milieu professionnel a ses propres normes de conduite et son code vestimentaire, mais en général, les gens accordent une très grande importance à la tenue vestimentaire, ce qui reflète, entre autres, la personnalité et le statut social.
Il est recommandé de vouvoyer les gens que vous ne connaissez pas et de vous adresser à un superviseur ou un à directeur en l’appelant Monsieur ou Madame suivi du nom de famille. Entre collègues, on se tutoie souvent et on s’appelle par le prénom. On s’attend à ce que les employés soient ponctuels et fiables, ce qui est un des facteurs qui rentrent en ligne de compte lors de l’évaluation de rendement des employés et qui contribue au bon fonctionnement de l’entreprise. Il est souvent permis aux employés d’arriver et de quitter le lieu du travail après ou avant les heures régulières sous réserve de l’acceptation du superviseur immédiat.
Source : www.intercultures.ca/cil-ca
La durée légale du travail hebdomadaire en Tunisie peut être de 40 heures et aller jusqu’à 48 heures. En règle générale, elle débute le lundi pour s’achever le vendredi pour le régime des 40 heures ou le samedi pour le régime de 48 heures, le dimanche étant le jour de repos hebdomadaire. Certaines entreprises privées ne travaillent pas le vendredi après-midi mais le samedi matin. Les administrations sont ouvertes du lundi au samedi midi, mais sont fermées le vendredi après-midi.
Pendant les mois de juillet et août, les administrations et beaucoup d’entreprises appliquent les horaires de la journée continue (« séance unique »), de 7 h 30 à 13 h 30. Ce système est aussi appliqué durant le mois du ramadan.
Huit jours fériés sont chômés et payés :
Et quatre fêtes musulmanes :
Le congé annuel varie de douze à trente jours par an.
Le salaire minimum est d’environ 246 $ CA par mois pour 40 h de travail hebdomadaire. À titre d’exemple, un technicien supérieur gagne par mois environ 400 $ CA et un ingénieur débutant 700 $ CA. Des variations importantes peuvent être constatées selon les secteurs d’activités, voire selon les entreprises.
Les heures supplémentaires sont majorées de :
Le contrat de travail est encadré par la loi. Les conventions collectives et la négociation individuelle le complètent. Le formalisme du contrat de travail est extrêmement rigide. Les contraintes de licenciement et les conditions d’embauche sont plutôt souples.